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De la puissance des bouées... dans la déferlante du tsunami

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       Cela fait quasiment un an que je n'ai pas écrit sur ce blog. Non que les choses se soient dégradées ou améliorées, on va dire qu'elles sont plutôt stables. Dans une stabilité bien à moi.  C'est surtout que je n'ai pas consacré de temps à écrire prise par d'autres projets, d'autres événements à gérer, et qu'écrire, en fait, c'est prendre le temps de coucher le recul pris sur des situations et pouvoir les exposer parce que je suis allée chercher jusqu'à la racine . En tout cas, c'est ainsi que je vois ma forme d'écriture.  Je pense donc que pendant un an, je n'ai pas arrêté de réfléchir mais je me suis arrêtée de partager ce qui tourne dans ma tête et qui n'était pas suffisamment construit à mon sens. Je reviens ici après un épisode dont j'ai réussi, je crois, à aller jusqu'au bout même si au bout je n'ai pas trouvé LA solution, mais qu'au bout, j'y ai trouvé un mécanisme qui me permettra de trouver DES soluti...

Le plus important, c'est le parcours (pas la finalité)

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       Il y a plusieurs semaines que je réfléchis à cet article. Le sujet est sensible et j'ai mis du temps à détricoter l'émotion que j'ai ressenti pour comprendre d'où elle venait. Tout est parti d'un reportage sur le.media.positif avec pour sujet l'internationale handballeuse Camilla Herrem . Il y était titré qu'après "une maladie ravageuse" elle revenait sur les terrains de la compétition seulement "5 jours après la fin de ses traitements" pour un cancer du sein. Je suis sincèrement admirative de sa force, de son courage, de sa persévérance pour revenir jouer en équipe nationale.      Par contre, ce qui m'agace c'est le côté, je pourrais dire, (mais ce n'est pas vraiment le bon terme) " passif-agressif  " de ce genre de publication. Gentiment et positivement, on nous montre le côté glamour du cancer : "hop 5 jours après", elle est capable de revenir jouer un match avec son équipe.  Le côté agressif, c...

Le monument de la culpabilité

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Le monument de la culpabilité C'est la rentrée et pourtant je ne rentre pas : au travail, dans les cases, dans une certaine vie.... Une des faces cachées de la maladie chronique est la culpabilité. Son édifice haut est tentaculaire et étouffant : se sentir coupable de ne pas être en forme, se sentir coupable de ne pas travailler, se sentir coupable d'être dans l'incapacité d'accompagner ses enfants, se sentir coupable de ne pouvoir assister à tel ou tel évènement, se sentir coupable de ne pas faire sa part sociétale, se sentir coupable de vivre aux crochets des indemnités journalières (à 50% parce qu'on est qu'à moitié, c'est bien connu), du revenu d'un conjoint, de l'aide de la famille, se sentir coupable d'activer des leviers pour pallier à notre  incapacité : aide ménagère, prise en charge financière, aides sociales de secours... Bien que j'entende et qu'on me répète que je ne suis pas responsable de ma maladie, que je ne suis pas resp...

Hello Xeloda, l'envers du décor de la chimio orale

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  Hello Xeloda et l'envers du décor de la chimio orale      Depuis fin mai 2025, j'ai commencé une chimiothérapie orale post-opératoire (chirurgie péritonéale par laparotomie, exérèse de deux nodules cancéreux) avec le Xeloda.      Après trois épisodes de chimiothérapie en l'espace de 4 ans, dont les deux premiers épisodes en diffuseur (3 jours de diffusion - 15 jours de "repos" inter-cure), soit 25 chimiothérapies, j'ai insisté auprès de l'oncologue pour avoir un autre traitement. La lassitude et la colère comme guides, l'envie d'être libre comme compagne :  En effet, j'en ai eu marre de passer 1 journée toutes les deux semaines en hospitalisation de jour puis d'enchainer avec le port du diffuseur durant 2 jours à faire enlever par les infirmiers à domicile. J'en ai eu ras le bol de ce diffuseur à promener et à dormir avec, de ne pas pouvoir me doucher complètement pendant le temps de diffusion, l'odeur du désinfectant sur ma ...

La cohérence cardiaque

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La cohérence cardiaque     La cohérence cardiaque, qu’est-ce que c’est ? Le tronc cérébral , à la base du cerveau, contient des neurones appelés «  respiratoires  » à l’origine de la commande nerveuse contrôlant la contraction des muscles respiratoires, mais aussi des neurones «  cardiaques  » qui génèrent la commande nerveuse régulant l’activité cardiaque. Nous savons que la fréquence cardiaque augmente pendant l’inspiration et diminue pendant l’expiration. Ce phénomène est appelé « arythmie sinusale respiratoire » (ASR) ou « cohérence cardiaque ». La cohérence cardiaque est donc le différentiel entre le nombre de pulsations à l’inspiration et le nombre de pulsations à l’expiration.  La cohérence cardiaque, pour quoi faire ? De nombreuses études ont montré qu’une amplitude élevée d’ASR (ou cohérence cardiaque) est bénéfique sur le plan physiologique et psychologique , tandis qu’une amplitude d’ASR réduite est liée à des...

L'épreuve et les preuves

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  18 mars 2021, l'épreuve du cancer La preuve que la maladie peut remettre en cause toute l'insouciance de la vie, La preuve qu'on est certainement plus fort que ce qu'on pensait être, La preuve qu'on est aussi plus vulnérable que ce qu'on voulait être, L'épreuve des opérations, des chimios, Les preuves dans mon sang, dans mes intestins, dans mon foie, dans les pièces en moins, dans la CIP en plus, dans les cicatrices, Les preuves que la maladie est une perpétuelle charge mentale, L'épreuve de la gestion du temps, de la gestion de l'envie, de la gestion tout court, L'épreuve des prises de sang, des scanners, des Petscanners, des coloscopies, gastroscopies, Les preuves par les résultats, les imageries, les éclairages, les fixations, les dosages, L'épreuve de la remise en état du corps fourbu, amaigri, déminéralisé, écoeuré, La preuve du maintien de la masse musculaire, de la force tant mentale que physique, L'épreuve de la non-aptitude à r...

Capsule de savoir : l'estime de soi à travers l'effet Dunning-Kruger et le syndrome de l'imposteur

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  Capsule de savoir : 2 biais cognitifs de l'estime de soi L'effet Dunning Kruger et le syndrome de l'imposteur L’effet Dunning-Kruger et le syndrome de l’imposteur sont tous les deux ce qu’on appelle en psychologie « des biais cognitifs » c’est-à-dire une déviation dans le traitement de l’information. C’est un schéma de pensée trompeur dont nous sommes nous-même le créateur. L'un comme l'autre  sont une certaine lecture de l’estime de soi mais sont opposés.     1.       L’effet Dunning-Kruger : Le concept d’effet Dunning-Kruger est né dans les années 1990 aux Etats-Unis. L’histoire raconte qu’un homme décide de braquer une banque. Mais cet individu est persuadé d’une chose lors du braquage : il pense être invisible.  Pourquoi ? Parce qu’il s’est recouvert de jus de citron, très utile comme encre invisible. « Si ça fonctionne sur le papier, ça fonctionne sur le corps humain », se dit-il. Curieuse idée, pourtan...